Coloration, structure, complexité : la syrah comme pierre angulaire
Quelques pourcents de syrah dans une cuvée de Bandol modifient subtilement sa robe, la dotant d’une intensité pourpre remarquable. Les tanins de la syrah, moins “sauvages” que ceux du mourvèdre, assouplissent l’ensemble tout en le densifiant. Sur le plan aromatique, elle offre une dimension supplémentaire : réglisse, notes florales, touches de poivre et de graphite viennent signer leur passage. On s’étonne parfois, lors des dégustations à l’aveugle organisées sur le terroir, de ce petit supplément d’âme perceptible alors que la syrah ne constitue parfois pas plus de 10 à 15% de l’assemblage (source : dégustations Syndicat des Vins de Bandol, 2022).
Le carignan, révélateur de fraîcheur et de gourmandise
Décrié autrefois pour ses rendements excessifs, le carignan, taillé serré et bichonné sur les terrasses argilo-calcaires du Val d’Arenc, se métamorphose. Sa fraîcheur naturelle lutte contre la chaleur, préservant une certaine vivacité en bouche. Il arrondit le profil des rouges, adoucit la sensation d’alcool dans les millésimes solaires, et confère au vin une trame acidulée presque joyeuse, rehaussée d’accents de fruits rouges mûrs (source : Revue du Vin de France).
- Stabilisation de la couleur et des arômes sur la durée
- Rafraîchissement en bouche, équilibre avec la puissance du mourvèdre
- Toucher de bouche plus souple, finale épicée et légèrement anisée