À la rencontre des vins authentiques de Bandol
Le Mourvèdre, pilier du vignoble de Bandol
Impossible de parler des vins rouges de Bandol sans évoquer le mourvèdre. Ce cépage à la personnalité forte est bien plus qu’une simple variété présente dans l’assemblage : il en est la colonne vertébrale. Sur les terres arides et ensoleillées dominant la mer Méditerranée, il s’épanouit et exprime tout son caractère. L’AOC Bandol a fait de lui son ambassadeur : le cahier des charges impose au moins 50 % de mourvèdre pour les rouges, mais la plupart des domaines poussent la proportion au-delà de 70 %, tant il s’avère irremplaçable (Source : INAO, "Décrets AOC Bandol").
Son introduction dans le paysage bandolais ne s’est pourtant pas faite sans heurts. Le mourvèdre, autrefois nommé « monastrell », est arrivé d’Espagne au Moyen-âge, puis s’est fait adopter par la Provence. Il a conquis cette terre forte, grâce à sa résistance à la sécheresse et sa maturité tardive, bien adaptée aux longs étés baignés de vent marin et de soleil. Mais pourquoi ce cépage difficile, capricieux, a-t-il gagné la prédilection des vignerons ? La réponse se trouve dans son rôle unique, à la fois structurant et fédérateur, au cœur de l’équilibre des rouges de Bandol.
