À la rencontre des vins authentiques de Bandol
Naissance d’une identité : pourquoi le mourvèdre rime avec Bandol
Dans le chuchotement du vent sur les vignes roussies par le soleil, le mourvèdre s’est imposé comme l’âme incontournable du Bandol. Originaire probablement de la région de Valence en Espagne, il fut adopté il y a plusieurs siècles par les vignerons de ce coin de Provence, là où la Méditerranée flirte avec les collines calcaires. Pourquoi, parmi tant de cépages, ce choix s’est-il ancré ? Simplement parce que le mourvèdre, capricieux mais obstiné, a trouvé ici un écrin à sa mesure.
- Au moins 50% de mourvèdre dans l’assemblage des vins rouges de Bandol, une exigence de l’AOC (source : INAO)
- Cépage tardif, difficile à amadouer sous d’autres cieux
- Signature sensorielle : couleurs profondes, parfums d’épices et de garrigue, structure majestueuse
Le Bandol s’est fait la vitrine mondiale de ce cépage, qui révèle ailleurs moins de nuances. Mais l’alchimie entre le mourvèdre et le Val d’Arenc ne tient pas seulement à un décret ou à la magie. Elle s’exprime dans une histoire d’adaptation patiente et de défis quotidiens.
