À la rencontre des vins authentiques de Bandol
Naissance solaire d’un vin : comprendre le mourvèdre rosé de Bandol
Au cœur des collines provençales, là où le maquis tutoie la mer et où le soleil cisèle les paysages, le mourvèdre s’impose en majesté, même au fil des rosés. Pour Bandol, ce cépage est plus qu’une signature : il est la colonne vertébrale d’un style, le battement de cœur du terroir. On raconte ici, entre vignerons, que chaque grappe se gorge de lumière autant que de la brise marine venue du large, filant à travers les oliviers.
Le rosé de Bandol, selon l’appellation contrôlée (AOC depuis 1941), doit obligatoirement contenir au minimum 20% de mourvèdre, mais atteint le plus souvent 50% voire plus (source : INAO, Syndicat des Vins de Bandol). Cette singularité donne naissance à des vins dont la chair est plus affirmée, la palette aromatique plus étoffée, capables d’accompagnements inattendus. Un rosé, certes, mais au style unique : robe lumineuse tirant vers le saumon, nez de fruits frais (pêche, groseille, pamplemousse) mariés à des notes florales et d’épices.
